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Position 69 : nos astuces pour la réussir à tous les coups

La position du 69 attire, intrigue, mais elle peut aussi bloquer. Tête-bêche, bouche contre sexe, l’idée de donner et recevoir en même temps semble séduisante…

Position 69 : nos astuces pour la réussir à tous les coups

La position du 69 attire, intrigue, mais elle peut aussi bloquer. Tête-bêche, bouche contre sexe, l’idée de donner et recevoir en même temps semble séduisante sur le papier. Pourtant, beaucoup la redoutent par gêne ou par peur de mal faire. Une enquête Zava réalisée en 2018 auprès de 1 061 personnes montre qu’elle fait partie des trois positions qui complexent le plus, hommes et femmes confondus. Alors, comment la vivre sans pression et en tirer un vrai plaisir ? Voici des pistes concrètes.

Pourquoi le 69 peut coincer ?

Le principal obstacle, c’est la double tâche. Donner du plaisir avec la bouche tout en recevoir demande une concentration qui peut couper des sensations. On se demande si on fait bien, si l’autre apprécie, si on va jouir au bon moment. Résultat : on se déconnecte de son propre corps. La sexologue Alexandra Hubin le rappelle : chercher à avoir un orgasme simultané est souvent contre-productif. À force de guetter le moment parfait, on se coupe de ses propres sensations. Mieux vaut procéder par alternance : se concentrer d’abord sur le plaisir de son partenaire, puis s’occuper du sien. Cela permet de rester présent et d’éviter la dispersion.

Position 69 : nos astuces pour la réussir à tous les coups
Position 69 : nos astuces pour la réussir à tous les coups

Autre point : la gêne liée à l’exposition. Le 69 met le sexe de l’autre sous les yeux, en pleine lumière si on le souhaite. Pour certaines personnes, c’est un frein. Mais c’est aussi ce qui fait son charme : voir le désir naître dans le regard de l’autre peut devenir une source d’excitation puissante. Si la pudeur bloque, un éclairage tamisé suffit souvent à créer une ambiance plus détendue.

Comment s’installer pour être à l’aise ?

Le confort est la clé. Une position inconfortable génère des tensions qui parasitent le plaisir. Plusieurs options existent :

  • Sur le flanc : allongé côte à côte, tête-bêche. C’est la version la plus relaxante, idéale pour durer sans fatigue.
  • L’un au-dessus de l’autre : le partenaire du dessus se met à quatre pattes, l’autre s’allonge en dessous. Cela demande un peu plus de force, mais permet de varier les angles.
  • En position latérale inversée : les deux partenaires sont sur le côté, jambes entrelacées. Bon compromis entre confort et proximité.

L’important, c’est d’ajuster les coussins, les jambes, la hauteur. Un petit oreiller sous la tête ou les hanches peut tout changer. On n’hésite pas à bouger, à changer de côté si un bras s’engourdit. Le but, c’est de pouvoir lâcher prise sans être gêné par une position qui tire ou qui force.

Position 69 : nos astuces pour la réussir à tous les coups
Position 69 : nos astuces pour la réussir à tous les coups

Les mains ne sont pas en option

Beaucoup oublient que la bouche n’est pas le seul outil. Les mains permettent d’explorer le corps de l’autre, de caresser les cuisses, le ventre, les fesses, voire de stimuler d’autres zones érogènes. Alexandra Hubin conseille d’investiguer l’entièreté du corps de son partenaire. Cela démultiplie les sensations et évite de se focaliser uniquement sur le sexe. Une main qui caresse le dos ou les seins pendant que la bouche s’occupe du sexe peut faire monter le plaisir bien plus vite. C’est aussi un moyen de garder le contact, de montrer qu’on est présent, même si on ne voit pas le visage de l’autre.

Faut-il en faire un préliminaire ou une position principale ?

Le 69 peut être les deux. Beaucoup le voient comme un préliminaire, une façon de s’exciter avant de passer à la pénétration. Mais rien n’empêche d’en faire une position à part entière, jusqu’à l’orgasme. L’avantage, c’est qu’on peut l’arrêter, reprendre, alterner avec d’autres positions. Une pause n’est pas un échec : c’est au contraire un moyen de relancer l’excitation. On peut commencer par un cunnilingus ou une fellation classique, puis basculer en 69 pour quelques minutes, puis revenir à une stimulation plus ciblée. Cette variété évite la routine et maintient la tension sexuelle.

Un tableau récapitulatif pour s’y retrouver

Point clé À faire À éviter
Confort Choisir une position stable, utiliser des coussins Forcer une position qui tire ou qui fait mal
Concentration Alterner donner/recevoir, ne pas viser l’orgasme simultané Vouloir tout faire en même temps
Stimulation Utiliser les mains en complément de la bouche Se limiter au sexe, oublier le reste du corps
Gêne Tamiser la lumière, communiquer sur ses limites Forcer si l’un des deux n’est pas à l’aise
Rythme Faire des pauses, alterner avec d’autres positions Rester bloqué dans une seule posture

Et si ça ne marche pas du premier coup ?

Le 69 n’est pas une position magique qui fonctionne à tous les coups. Parfois, l’un des deux n’arrive pas à se concentrer, ou la position ne convient pas. Ce n’est pas grave. L’essentiel, c’est de ne pas en faire un objectif absolu. Si le stress monte, on arrête, on rit, on change de position. La communication est cruciale : dire ce qui plaît, ce qui gêne, ce qu’on aimerait essayer. Sans cela, le 69 peut vite devenir une corvée plutôt qu’un moment de plaisir partagé.

Le vrai secret, c’est de lâcher l’idée de performance. On ne cherche pas à être un pro du 69, on cherche à passer un bon moment. Si l’orgasme vient, tant mieux. Sinon, on a au moins exploré une position, appris à connaître le corps de l’autre, et peut-être découvert un nouveau jeu érotique. La prochaine fois, on saura mieux ce qui fonctionne. Et si le 69 ne vous convient vraiment pas, d’autres positions orales existent, comme la position en ciseaux ou la levrette pour la fellation. L’important, c’est de trouver ce qui fait du bien à deux.